Migraine et inflammation - Quand le corps envoie des signaux que personne n’écoute
- yvadulcie
- 15 janv.
- 3 min de lecture
La migraine n’est pas « juste un mal de tête ». Et surtout, elle n’est pas un phénomène isolé.
Chez de nombreuses femmes migraineuses, le corps envoie des signaux d’inflammation persistante, parfois depuis des années, sans jamais être réellement explorés dans leur globalité.
Le problème n’est pas l’absence de signes.Le problème, c’est qu’on a appris à les fragmenter, à les banaliser, ou à les faire taire.
Cet article propose une lecture différente :
👉 et si la migraine était l’un des langages privilégiés d’un terrain inflammatoire sous-jacent ?

Inflammation : de quoi parle-t-on vraiment ?
L’inflammation n’est pas une ennemie. C’est un mécanisme de protection normal, indispensable à la survie.
Mais lorsqu’elle devient chronique, diffuse, de bas grade, elle n’alerte plus de façon spectaculaire.
Elle s’installe.
Elle fatigue les systèmes.
Elle dérègle les équilibres.
Chez les personnes migraineuses, cette inflammation chronique peut concerner :
le système nerveux
le système digestif
le système immunitaire
les axes hormonaux
les mécanismes de détoxification
La migraine n’est alors plus un événement isolé, mais l’expression visible d’un terrain déjà saturé.
Migraine : un terrain inflammatoire souvent ignoré
De nombreuses femmes migraineuses présentent, en parallèle :
une fatigue persistante
des douleurs diffuses ou changeantes
une hypersensibilité sensorielle
des troubles digestifs récurrents
une récupération lente après l’effort ou le stress
une impression de corps « à bout »
Ces signes ne sont pas toujours reliés entre eux.Ils sont souvent traités séparément.
Ou pire : considérés comme « fonctionnels », donc secondaires.
Pourtant, mis bout à bout, ils dessinent une cohérence biologique claire.
Les principaux signes d’inflammation fréquemment observés chez les migraineuses
Voici des signaux fréquents, non exhaustifs, qui méritent une exploration sérieuse lorsqu’ils coexistent avec la migraine.
1. Une hypersensibilité généralisée
bruit, lumière, odeurs
variations émotionnelles rapides
intolérance au stress, même modéré
👉 Un système nerveux inflammé devient hyper-réactif, toujours en alerte.
2. Des troubles digestifs chroniques
ballonnements
transit irrégulier
inconfort après les repas
sensations de lourdeur ou de lenteur digestive
👉 L’intestin est l’un des premiers territoires touchés par l’inflammation chronique.
3. Une fatigue qui ne disparaît pas avec le repos
sommeil non réparateur
épuisement matinal
baisse de concentration
👉 L’inflammation consomme de l’énergie en continu.
4. Des douleurs qui migrent ou s’accumulent
cervicales
mâchoires
lombaires
douleurs musculaires diffuses
👉 Le corps n’inflamme pas « au hasard ». Il compense, jusqu’à saturation.
5. Une migraine plus fréquente, plus longue ou plus imprévisible
perte des anciens repères
déclencheurs flous
inefficacité progressive des stratégies classiques
👉 Quand le terrain s’enflamme, la migraine devient moins prévisible.
Pourquoi les approches classiques atteignent vite leurs limites
La majorité des prises en charge se focalisent sur :
le déclencheur
l’aliment
l’hormone
le médicament
le symptôme isolé
Or, un terrain inflammatoire chronique ne se régule pas sous pression.
Multiplier les restrictions, le tracking, les protocoles rigides peut parfois :
augmenter l’hypervigilance
renforcer l’insécurité interne
maintenir le système nerveux en mode alerte
👉 Un système nerveux en alerte digère moins bien, élimine moins bien, régule moins bien.
La clé souvent négligée : le système nerveux
Avant même de vouloir corriger l’inflammation, une question essentielle se pose :
Dans quel état de sécurité interne vit ce corps ?
Un système nerveux dérégulé :
ralentit volontairement digestion et élimination
amplifie les signaux douloureux
entretient l’inflammation de fond
Sans régulation nerveuse préalable, toute exploration du terrain devient plus complexe, parfois contre-productive.
Changer de regard sur la migraine et l’inflammation
Lire la migraine comme un message, et non comme une anomalie isolée, change profondément la trajectoire.
Cela ne veut pas dire :
ignorer la biologie
refuser les explorations médicales
opposer science et approche holistique
Cela veut dire :
👉 remettre de la cohérence entre les systèmes,
👉 respecter le rythme du corps,
👉 sortir de la logique de combat permanent.
En résumé
La migraine est souvent associée à un terrain inflammatoire chronique
Les signes sont là, mais rarement reliés entre eux
Le système nerveux joue un rôle central dans l’entretien ou l’apaisement de l’inflammation
Une lecture systémique permet de sortir de l’impasse du “tout symptôme”




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