Migraine et énergie : comprendre le message du corps pour retrouver de l’équilibre
- yvadulcie
- 31 déc. 2025
- 3 min de lecture
Beaucoup de femmes vivant avec la migraine constatent une chose : l’énergie s’effondre très vite au cours de la journée.
On se réveille déjà épuisée, comme si le corps avait perdu son élan dès le matin.Souvent, cette fatigue est perçue comme un “symptôme de plus”, parmi d’autres maux de tête, épisodes de photophobie, moments de tension, ou variations hormonaux.
Mais si l’on adopte une vision holistique, une lecture différente apparaît : la fatigue n’est pas un hasard. Elle signale un organisme qui protège ses ressources.

1. Quand l’énergie baisse, le cerveau passe en mode protection
Le cerveau consomme énormément d’énergie.
Quand cette énergie diminue, même sans raison médicale, tout le système nerveux tend à se mettre en mode “économie”.
Ce changement peut augmenter la fréquence des moments difficiles, voire déclencher des migraines, en fonction des déclencheurs personnels : surcharge sensorielle, variations hormonaux, manque de repos, accumulation de stress, déséquilibre du rythme interne…
Dans une approche holistique, ce basculement n’est pas vu comme un défaut, mais comme un ajustement de protection : un mécanisme global visant à réduire la dépense énergétique.
2. Une perception de menace énergétique
Lorsque l’énergie est basse, le corps devient plus sensible :
hyper-réactivité aux bruits et à la lumière
photophobie
hausse de la vigilance
tension interne
sensibilité plus marquée du terrain neurologique
Ces manifestations ne sont pas aléatoires.
Elles reflètent un système qui cherche à protéger ses ressources pour éviter la surcharge.
C’est aussi ce qui explique pourquoi, dans certains moments, les épisodes de crise deviennent plus fréquents : le corps tente d’éviter la sur-stimulation.
3. La migraine comme message, non comme dysfonction
Cette perspective change profondément la relation au douleur et aux signaux corporels.
Au lieu de penser “mon corps me bloque”, on peut envisager :
👉 “Mon corps m’envoie un message de régulation énergétique.”
Cette vision ne remplace aucun avis professionnel : elle permet simplement de comprendre son vécu avec plus de cohérence et d’apaisement.
Dans ce contexte, des pratiques comme l’ostéopathie douce, la méditation, ou certaines routines corporelles non médicales peuvent parfois contribuer à un meilleur équilibre interne.
Leur objectif n’est pas de “soigner”, mais d’apporter un espace de soulagement global, dans une démarche holistique.
4. Le levier puissant de la lenteur : un signal direct au système nerveux
Certaines femmes vivent tellement longtemps en mode hyper-vigilance qu’elles ne perçoivent plus les sensations fines du quotidien :
ne plus sentir l’eau couler sur la peau
boire sans sentir le goût
se coiffer sans percevoir la texture
Ce n’est pas un manque d’attention : c’est un signe qu’une partie du système nerveux s’est mise en protection pour réduire la dépense énergétique.
Dans ce cas, un levier profond existe :
👉 la lenteur dans les gestes.
La lenteur envoie au corps un signal ancestral :
“il n’y a pas de menace”
“tu peux relâcher la vigilance”
“tu peux réduire la dépense d’énergie”
“le terrain interne peut se stabiliser”
C’est un outil non médical, mais puissant, pour aider le système à sortir de l’hyper-réactivité.
5. Comment la lenteur peut réduire les déclencheurs quotidiens
Adopter la lenteur permet parfois de :
réduire certains déclencheurs
diminuer la fréquence des moments de crise
soutenir une meilleure gestion du stress
apporter un soulagement non médical
apaiser la sensibilité neurologique
réorganiser progressivement l’équilibre énergétique
Cette exploration s’intègre facilement dans les gestes du quotidien et dans des pratiques douces comme le tai chi, dont le mouvement lent aide à harmoniser le terrain interne.
Exploration proposée : un rituel non médical de lenteur consciente
Voici une proposition simple, à expérimenter dès aujourd’hui :
1. Choisissez un geste du quotidien
Se laver les mains,
Préparer une boisson chaude,
Marcher quelques mètres,
Enfiler un vêtement.
2. Réalisez-le 50 % plus lentement
En laissant venir les sensations, même très discrètes.
Ce n’est pas de la relaxation.
C’est un signal neurophysiologique adressé au corps pour rétablir un espace de sécurité interne.
Répété régulièrement, ce rituel crée un terrain plus stable, moins sensible aux variations de rythme, aux déclencheurs, et aux maux de tête associés au stress ou à la fatigue énergétique
Cette lecture holistique ne remplace rien : elle complète.
Elle redonne du sens,
De la cohérence,
Et surtout du pouvoir d’action dans le quotidien.




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