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Information importante

Les contenus proposés sur ce blog ont une vocation informative et pédagogique.
Ils ne remplacent en aucun cas un avis médical, un diagnostic ou un traitement prescrit par un professionnel de santé.

En cas de mal de tête brutal, inhabituel, sévère, accompagné de fièvre, troubles neurologiques, perte de connaissance ou tout symptôme inquiétant, consultez immédiatement un médecin ou les urgences.

Si vous souffrez de migraines, céphalées ou maux de tête récurrents, un examen clinique auprès de votre médecin ou d’un neurologue est indispensable afin d’écarter toute cause secondaire.

Les approches évoquées ici visent à soutenir la régulation du système nerveux et l’équilibre global du terrain. Elles s’inscrivent en complément d’un suivi médical, et non en substitution.

Migraine et régulation nerveuse : pourquoi cette approche est devenue un pilier de mon accompagnement

  • il y a 3 jours
  • 7 min de lecture

Lorsque je parle de migraine sur ce site, je parle souvent de système nerveux.

Parfois même beaucoup.


Au point que certaines personnes me demandent :

"Quel est le rapport entre la migraine et la régulation nerveuse ?"


La question est légitime.


Après tout, la migraine est considérée comme une maladie neurologique.

On parle de neurotransmetteurs, de CGRP, de cortex cérébral, de génétique ou encore de traitements spécifiques.


Une femme de dos avec les pieds sur une rambarde face à la nature pour évoquer un système nerveux régulé


Alors pourquoi s'intéresser autant au système nerveux autonome, au stress chronique ou à la régulation ?


Parce qu'après des centaines d'entretiens avec des femmes migraineuses, un constat revient sans cesse.


Elles connaissent souvent leurs déclencheurs.

Elles ont essayé plusieurs traitements.

Elles ont parfois modifié leur alimentation.

Elles ont exploré les hormones.

Elles ont testé des compléments.

Elles surveillent leur sommeil.


Et pourtant, elles ont souvent l'impression de tourner en rond.


Comme si quelque chose de fondamental manquait au puzzle.

C'est précisément ce que j'aimerais explorer avec vous dans cet article.


La migraine n'apparaît pas dans le vide


Une migraine ne survient pas dans un cerveau isolé du reste du corps.


Elle apparaît dans un organisme entier.


Un organisme influencé en permanence par :

  • son sommeil ;

  • ses hormones ;

  • son alimentation ;

  • son niveau de stress ;

  • sa charge mentale ;

  • son environnement ;

  • ses expériences de vie ;

  • sa capacité à récupérer.


C'est ce que l'on appelle parfois le terrain.


Et c'est sur ce terrain que repose une grande partie de mon approche.

Car si la migraine est neurologique, le cerveau, lui, reste profondément connecté au reste du corps.


Le système nerveux : le chef d'orchestre de l'adaptation


Le rôle principal du système nerveux n'est pas de produire de la douleur.

Son rôle est de vous maintenir en vie.


Il analyse en permanence votre environnement.

Il détecte les menaces.

Il évalue les ressources disponibles.

Il décide s'il peut relâcher la vigilance ou s'il doit rester en alerte.


Lorsque tout fonctionne correctement, le système nerveux alterne naturellement entre :

État

Fonction

Vigilance

Agir, réfléchir, s'adapter

Récupération

Digérer, réparer, récupérer


Le problème apparaît lorsque cette alternance devient difficile.

Lorsque le corps reste bloqué dans une forme d'alerte permanente.


C'est ce que l'on appelle souvent l'hypervigilance.


L'hypervigilance : le chien qui veut vous mordre


Imaginez qu'un chien agressif surgisse devant vous.


Instantanément :

  • votre cœur accélère ;

  • vos muscles se contractent ;

  • votre attention se focalise ;

  • votre respiration change ;

  • votre cerveau cherche une solution.


Et c'est parfaitement normal.

Votre organisme mobilise ses ressources pour assurer votre sécurité.


Maintenant imaginez que le chien ait disparu.

Mais que votre système nerveux continue de se comporter comme s'il était toujours là...


C'est souvent ainsi que vivent de nombreuses personnes soumises à un stress chronique.


Le danger n'est plus présent.

Mais l'état d'alerte, lui, continue.

Jour après jour.

Mois après mois.

Parfois année après année.


La cocotte-minute : une autre façon de comprendre la migraine


J'aime souvent utiliser une autre image.


Celle de la cocotte-minute.


Imaginez qu'à l'intérieur de cette cocotte s'accumulent :

  • le manque de sommeil ;

  • les fluctuations hormonales ;

  • les tensions émotionnelles ;

  • les responsabilités familiales ;

  • les exigences professionnelles ;

  • les peurs ;

  • les sollicitations permanentes ;

  • les douleurs répétées ;

  • la peur de la prochaine migraine.


La pression monte.

Encore.

Puis encore.

Puis encore.


Jusqu'à ce que le système atteigne sa limite.


Je ne dis pas que la migraine est uniquement une conséquence de cette pression.

Mais je pense qu'il est légitime de se demander si cette pression permanente ne participe pas à diminuer progressivement la marge d'adaptation du système.


Migraine et régulation nerveuse : Ce que l'on observe souvent chez les migraineuses


Chaque personne est différente.


Mais certains éléments reviennent fréquemment :


Ces observations ne prouvent pas une cause.

Mais elles dessinent un terrain commun.


Celui d'un organisme qui semble avoir perdu une partie de sa capacité à revenir spontanément au calme.


La régulation nerveuse ne

travaille pas directement sur la migraine


C'est probablement le point le plus important de cet article.


Je ne travaille pas directement sur la migraine.


Je travaille sur le terrain dans lequel elle apparaît.


La nuance est essentielle.


Mon objectif n'est pas de combattre le cerveau.

Mon objectif est d'aider le corps à retrouver davantage de marge.

Davantage de récupération.

Davantage de flexibilité.

Davantage de sécurité.


Parce qu'un organisme qui retrouve de la marge dispose souvent de plus de ressources pour faire face aux contraintes du quotidien.


Pourquoi la régulation nerveuse pourrait influencer la migraine


Depuis plusieurs années, la recherche s'intéresse à :

  • la sensibilisation centrale ;

  • l'hyperexcitabilité cérébrale ;

  • la neuroplasticité ;

  • le système nerveux autonome ;

  • l'axe cerveau-corps.


Une idée émerge progressivement.

Le cerveau migraineux pourrait présenter une sensibilité accrue à certains stimuli.

Lumière.

Bruit.

Odeurs.

Stress.

Variations hormonales.

Manque de sommeil.


L'enjeu devient alors moins de supprimer tous les déclencheurs que d'améliorer progressivement la capacité du système à les tolérer.


Pourquoi je pense que cette piste est encore sous-exploitée


C'est probablement la partie la plus personnelle de cet article.


Depuis plusieurs années, j'observe des femmes qui souffrent parfois depuis dix ou vingt ans.

Elles connaissent leurs médicaments.

Leurs examens sont réalisés.

Le diagnostic est posé.


Et pourtant, beaucoup me disent n'avoir jamais entendu parler de régulation nerveuse.


Cela m'interroge.

Car les recherches sur le stress chronique, la neuroplasticité ou le système nerveux autonome existent depuis longtemps.


Pourtant, la majorité des discussions restent encore largement centrées sur les molécules.


Je comprends cette logique.

Les traitements sont indispensables pour de nombreuses personnes.


Mais je pense également qu'il est devenu difficile d'ignorer les approches qui cherchent à améliorer la capacité du système à retrouver un état de sécurité.


Peut-être parce qu'elles sont plus difficiles à standardiser.

Peut-être parce qu'elles demandent du temps.

Peut-être parce qu'elles ne tiennent pas dans une ordonnance.


Quand la migraine dépasse la simple question de la douleur


J'ai déjà rencontré des femmes qui n'étaient plus seulement épuisées par la migraine.

Elles étaient épuisées par l'impression d'avoir tout essayé.

Par la peur que rien ne change.

Par le sentiment d'être incomprises.


Certaines m'ont même confié avoir traversé des périodes extrêmement sombres.


À ce stade, la question n'est plus seulement celle de la douleur.

C'est celle de la qualité de vie.

De l'espoir.

De la capacité à se projeter dans l'avenir.


Comment la régulation nerveuse s'intègre dans une approche holistique


Pour moi, la régulation nerveuse ne remplace pas :

  • le travail hormonal ;

  • l'alimentation ;

  • le sommeil ;

  • l'exploration de l'histamine ;

  • la santé digestive ;

  • le suivi médical.


Elle crée simplement un terrain plus favorable.


Comme préparer le sol avant de planter une graine.



Les liens avec les autres facteurs de la migraine


La régulation nerveuse ne s'oppose pas aux autres pistes.

Elle les relie.

Facteur

Lien possible avec le système nerveux

Les fluctuations hormonales influencent directement la sensibilité du système nerveux

Le sommeil participe à la récupération nerveuse

Histamine

Peut augmenter la charge globale que doit gérer l'organisme

Alimentation

Influence le niveau de stress physiologique

Charge mentale

Maintient souvent le système en vigilance élevée

Trauma d'enfance

Peut favoriser une vigilance durablement augmentée

Hypersensibilité sensorielle

Témoigne parfois d'une difficulté à filtrer les informations

Neuroplasticité

Explique la capacité du cerveau à évoluer tout au long de la vie


Conclusion


Et si la question n'était pas seulement :


Mais aussi :

"Dans quel état se trouve le système qui la produit ?"


Je ne crois pas que la migraine soit uniquement une affaire de douleur.


Je crois qu'elle raconte souvent quelque chose d'un organisme qui manque de marge, de récupération ou de sécurité.



Non pas pour combattre le corps.

Mais pour l'aider à retrouver les conditions dans lesquelles il fonctionne au mieux.



FAQ

La régulation nerveuse peut-elle faire disparaître la migraine ?

Il n'existe aucune garantie. La migraine est une maladie complexe et multifactorielle. La régulation nerveuse constitue une piste parmi d'autres pouvant contribuer à améliorer le terrain.

La migraine est-elle psychologique ?

Non. La migraine est une maladie neurologique reconnue. Parler de système nerveux ne signifie pas que la douleur est imaginaire ou psychologique.

Pourquoi agir sur le système nerveux si ma migraine est hormonale ?

Parce que les hormones et le système nerveux sont étroitement liés. Les fluctuations hormonales influencent directement la sensibilité du cerveau et la capacité d'adaptation de l'organisme.

Peut-on réguler son système nerveux ?

Oui. Le système nerveux conserve une capacité d'adaptation tout au long de la vie grâce aux mécanismes de neuroplasticité.

Pourquoi cette approche est-elle encore peu proposée ?

Probablement parce qu'elle est plus difficile à standardiser qu'un traitement médicamenteux et qu'elle nécessite souvent une approche plus globale de la personne.


Note de l'auteure


Cet article propose une lecture de la migraine fondée sur les connaissances actuelles concernant la sensibilisation centrale, la neuroplasticité, le stress chronique et le système nerveux autonome.


Certaines réflexions présentées relèvent également de mon expérience d'accompagnement auprès de femmes migraineuses et de l'approche MigraReset.

Elles ne constituent pas un consensus médical sur les causes de la migraine mais une grille de lecture complémentaire visant à mieux comprendre les interactions entre le cerveau, le corps et l'environnement.


Sources scientifiques


Migraine et système nerveux

  • Peter J. Goadsby et al. Migraine pathophysiology: lessons from mouse models and human genetics. The Lancet Neurology, 2017.

  • Andrew Charles. The pathophysiology of migraine: implications for clinical management. The Lancet Neurology, 2018.


Sensibilisation centrale et migraine

  • Rami Burstein et al. The science of migraine. Journal of Internal Medicine, 2020.

  • Lars Bendtsen et al. Central sensitization in migraine. Current Opinion in Neurology, 2020.


Stress chronique et migraine

  • Dawn C. Buse et al. Stress and migraine. Headache, 2017.

  • American Migraine Foundation. Ressources sur le stress et la migraine.


Neuroplasticité

  • Michael Merzenich. Soft-Wired.

  • Norman Doidge. The Brain That Changes Itself.


Système nerveux autonome et migraine

  • Messoud Ashina. Migraine and the autonomic nervous system. Cephalalgia, 2021.

  • Peter J. Goadsby et al. Migraine. Nature Reviews Disease Primers, 2017.


Hypersensibilité sensorielle

  • Marina de Tommaso et al. Altered processing of sensory stimuli in migraine. Nature Reviews Neurology, 2014.


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