Théorie polyvagale et migraine chronique : la clé de demain pour soulager un système nerveux épuisé
- yvadulcie
- 30 oct. 2025
- 4 min de lecture
Quand la migraine devient le cri d’un système nerveux à bout
Des années de souffrance. Des traitements à répétition. Des examens normaux. Et toujours cette phrase insupportable : « C’est nerveux ».

Oui, c’est nerveux. Mais personne ne vous explique ce que cela veut dire, ni comment réapprendre au système nerveux à se sentir en sécurité.
Pendant que la médecine classique se concentre sur la chimie cérébrale, des milliers de personnes migraineuses vivent chaque jour avec un système nerveux autonome épuisé, coincé en hypervigilance permanente.
Un système qui ne sait plus comment redescendre, comment se poser, comment respirer.
Le lien oublié : le système nerveux autonome et la migraine
Le système nerveux autonome régule tout ce que nous ne contrôlons pas consciemment : la respiration, la digestion, le rythme cardiaque, la tension musculaire.
C’est aussi lui qui décide si nous sommes en sécurité ou en alerte.

La théorie polyvagale, développée par le neuroscientifique Stephen Porges, a bouleversé la compréhension du stress et des émotions.
Elle décrit trois voies du système nerveux :
1️⃣ La voie ventro-vagale – calme, sécurité, connexion.
2️⃣ La voie sympathique – alerte, tension, fuite ou combat.
3️⃣ La voie dorso-vagale – effondrement, anesthésie, shutdown.
Chez les migraineux chroniques, ce système n’a plus de flexibilité.
Il reste bloqué dans la zone rouge : alerte, hyperréactivité, peur du prochain épisode douloureux. Le tonus vagal, ce marqueur de la capacité du corps à revenir au calme, est souvent anormalement faible
(Koenig et al., Cephalalgia, 2016 ; Gupta et al., Clinical Autonomic Research, 2020).
Le scandale silencieux : des solutions efficaces, mais “non rentables”
Et c’est là que le bât blesse.
Car la régulation du système nerveux, via la respiration vagale, la relaxation somatique, le yoga nidra, la cohérence cardiaque ou l’hypnose, ne se vend pas.
Elle ne se brevète pas.
Elle se vit, s’expérimente, s’ajuste à chaque personne.

Ces approches sont personnalisées, donc jugées non exploitables par le système médical et pharmaceutique.
Pas de molécule miracle.
Pas de business model stable.
Alors, on les ignore.
Et en attendant ?
Les migraineux continuent de souffrir. De survivre plus que de vivre.
Ce n’est pas que ces méthodes ne fonctionnent pas. C’est juste qu’elles ne rapportent rien à ceux qui décident de ce qui “vaut” la recherche.
Quand le corps ne se sent jamais en sécurité
Selon la théorie polyvagale, le nerf vague agit comme un baromètre interne de sécurité. Lorsque ce système perçoit le monde comme menaçant bruit, lumière, émotions fortes, surcharge mentale, il déclenche un état de défense permanent.
Chez la personne migraineuse, cela se traduit par :
des signaux sensoriels amplifiés,
une intolérance au stress,
une fatigue nerveuse constante,
et parfois une dissociation émotionnelle quand le corps “n’en peut plus”.

C’est une dysautonomie chronique : le système nerveux autonome n’arrive plus à réguler.
Et tant que cette base n’est pas restaurée, tous les traitements restent des pansements temporaires.
La clé : restaurer la sécurité intérieure
La santé ne revient pas par le contrôle, mais par la reconnexion à la sécurité intérieure. La théorie polyvagale offre une feuille de route concrète : rétablir la flexibilité du système nerveux.
Cela passe par :
la respiration lente et nasale,
les mouvements doux et la présence corporelle,
la connexion émotionnelle et sociale,
le repos conscient (comme dans le yoga nidra),
et surtout : le reset nerveux, première étape de tout rééquilibrage.

C’est ce que la médecine ne fait pas, parce que cela demande du temps, de la personnalisation, et une écoute du corps.
Mais c’est ce que votre système nerveux attend depuis des années.
Mon accompagnement : votre chemin vers un système nerveux libéré
Dans mon accompagnement, je vous guide dans une rééducation profonde du système nerveux, à travers des pratiques issues de la théorie polyvagale, de la médecine fonctionnelle et des approches sensorielles profondes.
Ce travail s’appuie sur ma méthode SANA (Système Nerveux, Ancrage, Nidra, Apaisement) mais pas uniquement.
Il est le fruit de mes résultats concrets auprès de femmes migraineuses et d’une compréhension fine de ce qu’est réellement la migraine :
non pas une fatalité biologique, mais le langage d’un système nerveux qui n’a plus la permission de se reposer.
Libérer le Mental, Retrouver son Pouvoir est le programme que j’ai conçu pour accompagner ce réapprentissage.
Il aide le corps à retrouver son rythme, à restaurer la sécurité intérieure, et à rétablir la communication subtile entre le corps, le mental et les émotions.

Il ne s’agit pas d’un accompagnement “clé en main”.
Chaque femme arrive avec son histoire, son niveau de conscience, son rythme.
Certaines sont prêtes à une véritable transformation, d’autres ont besoin d’un premier pas vers la sécurité intérieure.
Les deux sont justes.
Je choisis d’accompagner peu de femmes à la fois, parce que ce chemin demande une présence authentique et une écoute fine du corps.

Ce travail est profond, exigeant, mais profondément libérateur.
Il s’adresse à celles qui refusent de se résigner et sentent que la souffrance n’est pas une fatalité, mais un appel à réajuster leur système nerveux.
Ce n’est pas pour tout le monde. Mais pour celles qui s’y engagent, c’est souvent le début d’une renaissance.




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