Les 2 signes biologiques majeurs (et sous-exploités) de la migraine
- yvadulcie
- 22 nov.
- 3 min de lecture
Pendant longtemps, on a présenté la migraine comme un phénomène “mystérieux”, difficile à comprendre.Pourtant, depuis plus de dix ans, deux mécanismes biologiques sont très clairement documentés dans la littérature scientifique.
Ils changent totalement la compréhension de la migraine…Et pourtant, ils restent très peu expliqués aux personnes qui en souffrent.
Aujourd’hui, je vous propose un décryptage clair, rigoureux et accessible.

1 - L’hypersensibilité cérébrale : un cerveau qui fonctionne “trop”
La science a confirmé depuis plus d’une décennie que les migraineux présentent une particularité :
Une hyperexcitabilité neuronale, autrement dit un cerveau qui réagit de manière amplifiée aux stimulations.
Ce n’est pas une faiblesse.
Ce n’est pas “psychologique”.
C’est un mode de fonctionnement neurobiologique.
Cette hypersensibilité n’apparaît pas par hasard :elle est directement liée à un système nerveux en hypervigilance.
🟣 L’hypervigilance : le cœur du problème
Quand le système nerveux vit en permanence dans un état d’alerte subtile (stress chronique, surcharge sensorielle, pression mentale…), les neurones deviennent :
plus réactifs,
plus sensibles aux fluctuations internes,
moins capables de se stabiliser.
Résultat :la lumière devient agressive,le bruit insupportable,les hormones trop fluctuantes,et l’environnement global… trop.
Cette hypervigilance est modulable. Les études montrent que des méthodes ciblées peuvent réduire la sensibilité neuronale, rétablir la stabilité interne et soutenir un retour du parasympathique.
Ce point est capital :
L’hypersensibilité cérébrale n’est pas une fatalité, mais un état réversible lorsqu’on agit sur le système nerveux.
2 - L’inflammation des méninges : un signal d’un terrain inflammatoire global
La douleur de la migraine est fortement associée à un phénomène très précis :
Une inflammation des méninges, ces membranes qui protègent le cerveau.
Mais ce mécanisme local révèle quelque chose de plus large :
un déséquilibre inflammatoire systémique.
Autrement dit :le corps entier est dans un état d’inflammation faible mais chronique, qui fragilise le seuil de tolérance du système nerveux.
🟣 Pourquoi c’est important ?
Parce que cela signifie que la migraine n’est pas un phénomène isolé :c’est le reflet d’un terrain inflammatoire perturbé.
Ce terrain est influencé par :
l’alimentation,
la glycémie,
le stress chronique,
la dysbiose,
le sommeil,
la charge mentale,
l’hormone du stress,
la perméabilité intestinale…
La migraine apparaît alors comme un point d’expression d’un déséquilibre global.
🟣 Et surtout : c’est ajustable
Ce terrain inflammatoire peut évoluer :en modulant l’environnement interne, on réduit la réactivité méningée et on augmente le seuil de tolérance global du système nerveux.
3 - Pourquoi ces deux mécanismes changent tout
Ces deux dérèglements : hypervigilance nerveuse + inflammation systémique, montrent que la migraine :
n’est pas “dans la tête”,
n’est pas un hasard,
n’est pas une fatalité,
n’est pas une simple douleur à “faire disparaître”.
Elle exprime un système nerveux saturé dans un terrain inflammatoire fragilisé.
Et c’est précisément pour cela que agir uniquement sur la douleur ne suffit jamais.
On intervient trop tard dans le processus.
La clé est en amont :
➡️ réguler l’hypervigilance,
➡️ rééquilibrer l’inflammation,
➡️ redonner de la marge au système nerveux.
Quand ces deux axes sont pris en compte, la migraine change d’intensité, de fréquence et parfois de comportement.
Si vous souhaitez aller plus loin et comprendre ce que ces mécanismes signifient pour votre cas spécifique, je vous propose un entretien holistique offert.
Un moment pour explorer ensemble votre profil, votre système nerveux et les leviers d’ajustement qui vous seraient réellement utiles.




Commentaires