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La migraine : le reflet d’un déséquilibre intime et sociétal

Pourquoi développe-t-on des migraines ?


Et si la migraine n’était pas une simple “maladie”, mais le reflet d’un déséquilibre bien plus profond — intime, sociétal, systémique ?


Mon intuition, nourrie par les témoignages que j’écoute chaque semaine, est claire :

la migraine est une maladie du monde moderne.



1 - Plus qu’une question de génétique


Oui, il existe une prédisposition génétique. Mais elle ne suffit pas à expliquer l’explosion actuelle de personnes migraineuses, notamment chez les femmes.

Ce qui réunit de nombreuses femmes que j’accompagne, ce n’est pas seulement leur biologie, mais leur histoire.


Des enfants qui ont appris à bien faire.

À ne pas déranger, à être sages, à encaisser.

Devenues adultes, elles veulent être parfaites dans tous leurs rôles : professionnelles irréprochables, mères présentes, compagnes aimantes…



Elles donnent, elles encaissent, elles tiennent. Jusqu’au moment où leur système nerveux ne tient plus.


2 - Quand le corps dit stop


À ce moment-là, la migraine n’est plus un simple mal de tête.


C’est un effondrement intérieur, un chaos invisible, un désespoir si profond que plusieurs femmes m’ont confié avoir pensé un jour au suicide.


Non pas par faiblesse, mais parce que vivre avec une douleur qui revient sans prévenir, qui écrase la joie, les projets, la maternité, le travail, devient insupportable.


Et quand la médecine propose des solutions limitées, quand les traitements soulagent parfois mais sans résoudre, quand on entend encore trop souvent “c’est dans votre tête”, le corps devient un ennemi.

Et l’espoir s’étiole.


3 - Et si la migraine était un appel ?


Et si la migraine n’était pas un ennemi à combattre, mais un signal extrême du corps pour dire :

“Je n’en peux plus. Ce rythme n’est pas le mien. Ce mode de vie me détruit. Je veux qu’on m’écoute, enfin.”

Car notre société va trop vite. Elle nous pousse à faire, à prouver, à contrôler. Elle nous nourrit mal, nous isole, nous stresse. Elle détruit notre créativité, nos rythmes biologiques, notre espace intérieur.


4 - Un langage du corps à écouter


La migraine est peut-être la conséquence directe d’un monde malade, et la preuve que votre corps essaie encore de vous protéger.

De vous ramener à l’intérieur.

De vous forcer à ralentir, ressentir, réapprendre.


Et si la migraine n’était pas un ennemi, mais un langage que votre corps utilise quand il n’a plus d’autres moyens d’être entendu ?


Et si, au lieu de chercher à la faire taire, nous commencions enfin à l’écouter ?


5 - Revenir à soi, retrouver un autre rythme


Ralentir.

Sentir.

Réapprendre ce que signifie être vivante, dans un monde qui nous étourdit.


Ce n’est pas dans votre tête.

Ce n’est pas un caprice de votre corps.

C’est peut-être le signal le plus lucide et le plus courageux que votre corps puisse vous envoyer.


Et peut-être… ce n’est pas une malédiction, mais un point de bascule.


Un appel à retrouver du sens, du lien, et un autre rythme.



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